Un canapé, c’est confortable. On s’y pose pour se reposer. C’est doux, rassurant, familier.
Parfois même un peu salvateur après une journée chargée.
Mais un canapé a une particularité : il est fait pour s’asseoir, pas pour avancer.
Et il en va exactement de même pour certaines habitudes.
Le confort n’est pas le problème (c’est d’y rester)
Le confort n’est pas l’ennemi. Il apaise, il régule, il permet de récupérer. Le problème commence lorsque le confort devient permanent. Lorsqu’il n’est plus une pause, mais un état par défaut.
À ce moment-là, il n’aide plus à se reposer.
Il éteint l’élan, fige le mouvement intérieur et ralentit l’évolution.
Un peu comme rester allongé toute la journée parce que c’est agréable… jusqu’à ce que le corps commence à se raidir.
Ce qui soulage n’est pas toujours ce qui apaise
Éviter une situation, se distraire, repousser une décision, se calmer à tout prix.
Sur le moment, ça soulage et le système nerveux dit merci.
Mais ce qui soulage rapidement ne transforme pas nécessairement en profondeur. C’est comme s’allonger pour ne plus sentir la fatigue… sans jamais plus se relever.
Le problème n’est pas le repos. C’est l’absence de mouvement après le repos.
Le cerveau adore le canapé (et ce n’est pas un défaut)
Le cerveau ne cherche pas l’épanouissement. Il cherche la sécurité.
Il préfère ce qui est connu à ce qui fait grandir. Même si ce connu est inconfortable à long terme.
Pourquoi ?
Parce que le prévisible rassure le système nerveux. L’inconnu, lui, active l’alerte.
Résultat : le cerveau choisira souvent une habitude familière, même limitante, plutôt qu’un changement porteur mais incertain. C’est une simple logique de survie.
Quand le confort devient une prison douce
À force de rester dans ce confort immobile, quelque chose s’installe. Rien ne fait vraiment mal. Mais rien n’évolue non plus. On ne souffre pas assez pour bouger. On ne vit pas assez pour s’épanouir. C’est une forme d’immobilité silencieuse. Discrète. Polie. Acceptable socialement.
Et redoutablement efficace pour empêcher toute transformation.
Bouger est inconfortable… mais vivant
Se lever d’un canapé demande un effort. Changer une habitude dérange. Ressentir une émotion peut faire peur. Mais c’est précisément là que l’énergie revient. Le mouvement précède toujours le mieux-être. Pas l’inverse.
On ne se sent pas mieux avant de bouger. On se sent mieux parce qu’on a bougé. Même un tout petit peu.
Grandir, ce n’est pas se violenter
Grandir ne consiste pas à passer du canapé au marathon. C’est poser un pied au sol. Puis un autre. Un petit mouvement conscient vaut mieux qu’un confort qui anesthésie.
Le changement durable n’est pas brutal.
Il est progressif, ajusté, respectueux du rythme du système nerveux.
Le vrai choix : immobilité ou action
Le vrai choix n’est pas entre confort et douleur. Mais entre immobilité et vie.
Le canapé a sa place. Mais il n’est pas un projet de vie.
Il existe une forme de confort dont on parle peu : celle qui consiste à ne pas bouger certaines zones de soi.
Pas par manque de volonté. Mais parce que rester immobile, intérieurement, est souvent ce qui semble le plus sûr.
Et on l'a vu, le cerveau adore ce qui est sûr.
C’est ainsi que s’installent certaines habitudes :
- éviter plutôt que ressentir,
- s’adapter plutôt que s’écouter,
- se satisfaire plutôt que se transformer.
Ce qui empêche l’évolution n’est donc pas le manque de motivation. C’est souvent une stratégie de protection devenue obsolète.
Écouter son corps, parce qu'il sait avant nous
Fatigue persistante. Tensions inexpliquées. Perte d’élan. Sensation de stagnation.
Le corps envoie des signaux bien avant que la tête accepte de bouger. Changer durablement ne consiste pas à forcer. Mais à redonner au système nerveux l’expérience d’un mouvement sécurisé.
Petit. Progressif. Conscient. Répété.
Remettre du mouvement en douceur
C’est précisément sur ces leviers que s’appuie la sophrologie : le corps, la respiration, la conscience, la répétition. Elle permet de :
- sortir de l’immobilité intérieure sans violence,
- rassurer le système nerveux,
- réapprendre le mouvement psychique en sécurité.
Pour celles et ceux qui souhaitent avancer sans se brusquer,
j’ai créé des kits de sophrologie en ligne, pensés comme des invitations au mouvement intérieur, pas comme des injonctions au changement. (Apaisement, stress, fatigue, habitudes, élan intérieur)